Chrétiens en Ubaye

présentation de Bernard Coste au lectorat et à l'acolytat

Présentation de Bernard Coste au Lectorat à l'Acolytat

 

Tout a commencé, comme à Cana, par la rencontre avec les époux Bernard et Marie-Madeleine.

C’est pourquoi dans mon discours  je m’adresse aujourd’hui encore à vous deux. Plus que jamais, je sais que vous ne souhaiteriez pas que soit séparé de vous celle à qui Dieu a uni pour toujours votre destin. En quittant cette terre depuis votre beau chalet familial de la Maure, Marie-Madeleine vous a laissé l’essentiel, encore mieux que le Sacrement de votre mariage, l’amour toujours vivant en votre cœur et celui de vos enfants.   

La célébration des obsèques de Marie-Madeleine, dans cette église, restera un moment rare dans ma vie de pasteur ainsi que pour notre communauté. Les obsèques de Marie-Madeleine ont elles été une séparation ? Non! Il s'agit  plutôt d'un accompagnement serein et paisible d’une épouse vers le Père tant aimé par vous deux, une onction d’espérance imprégnée dans la douceur d’une belle liturgie choisie par vous et vos enfants. 

Mais cet accompagnement n’est-il pas à double détente ?  Vous savez mieux que quiconque, Bernard, ainsi que vos enfants, à quel point Marie-Madeleine vous accompagne dans votre nouvelle vocation qu’elle avait pressentie. Et dans le même sens, l’amour consacré par l'eucharistie dont l’institution au Lectorat et à l’Acolytat va vous rapprocher d'elle aujourd’hui.

Tout naturellement, la première porte que vous aviez franchie dans notre communauté, fut celle du mariage avec Marie-Madeleine. Et puis ce fut celui de votre fils David avec Stéphanie le 12 juillet 2014, ici même, qui fut béni par le père trinitaire  Jean-Marc Carbonell. Enfin, il y eut votre implication décisive avec Marie-Madeleine, et spirituellement avec elle depuis la préparation au mariage des fiancés de notre communauté. Cette dernière fut renouvelée de fond en comble grâce à votre talent pour la plus grande joie de notre petite équipe et de son curé qui commençait à s’essouffler ! C’est en mettant votre expertise  professionnelle au service de la spiritualité nuptiale que notre pastorale de la préparation au mariage a été transfigurée en fidélisant des couples après leur mariage. Une mission, qui jusque là, semblait impossible à réaliser...

Je résumerai ainsi la mutation de votre mission  par ces trois lettres :  D comme déterminé, R comme rationnel et H comme humain.

Vous avez franchi les cinq portes à toute vie chrétienne comme les cinq essentiels définis par notre évêque qui est venu vous instituer pour le service de la Parole de Dieu et de l’Autel.

C’est ensuite la porte de la prière au sein de notre Conseil Pastoral où vous avez su nous aider à la mettre au centre de notre activité pastorale. Plus particulièrement, vous avez réussi à l’occasion de cette rentrée pastorale, ce que nous n’étions jamais parvenu à réaliser auparavant, en mettant en place une session d’une journée dédiée au silence, à la lecture aimante et priante de la Parole de Dieu, appelée Lectio divina, au couvent de Faucon.

La porte de la vie fraternelle et du service de la charité a été aussi franchie à travers votre engagement discret et  efficace dans le cadre de l’équipe du Secours Catholique. C'est une petite porte latérale ouverte aux pauvres et aux petits qui n’osent pas toujours franchir la grande porte de l’Eglise. Ils viennent frapper timidement à cette porte du Point Echange. Ce dernier a été mis en place par notre soeur Marie-Thèrèse qui a trouvé en vous une pièce maitresse de ce dispositif de la charité fraternelle offerte à tous. 

La porte de la formation, vous l'approfondissez au séminaire d’Aix en Provence dans le cadre de votre préparation au Diaconat en vue du Sacerdoce.

Tout cela en vue de franchir cette belle porte de l’annonce de l’Evangile qui est votre véritable passion mise au service de l’amour chrétien, appelé charité dans l’Evangile.

 

Merci, cher Bernard, pour votre bel engagement qui, non seulement nous inspire, mais nous aspire vers le Très Haut...  

 

discours prononcé par François Marot, chanoine et curé de Barcelonnette