Chrétiens en Ubaye

la messe perpétuelle : une apocalypse de l'amour

 LA MESSE PERPETUELLE  : UNE APOCALYPSE DE L’AMOUR PAR FRANCOIS MAROT

 

 

Le message transmis par le Sacré Coeur à Claire Ferchaud, mystique poitevine du siècle dernier, décédée en 1972,  a connu un engouement à l’époque de la guerre 1914-1918 ; accompagnée qu’elle fut alors de son évêque,  elle avait en effet rencontré en 1917  le Président Raymond Poincaré  afin de lui transmettre cette demande du Christ d’apposer  le Sacré-Cœur sur le drapeau de la France. Ce qui devait manifester l’Amour de Jésus pour notre Patrie en particulier et pour de surcroît procurer une Paix véritable et pérenne pour le monde alors déchiré par la grande guerre. Claire n’obtient alors qu’une fin de non recevoir de la part des autorités civiles et militaires, à l’exception toutefois du maréchal Foch qui à titre privé consacra ses troupes au Sacré Cœur. Plus grave encore, en 1920  ce fut au tour des autorités religieuses  de porter un coup d’arrêt, lorsque l’Église depuis Rome demanda à Claire de garder le silence au sujet des  faits de Loublande. Elle  répondit à cette demande, comme d’ailleurs aux diverses exigences de l’autorité religieuse la concernant,  par une parfaite obéissance, et ceci jusqu’à sa mort. La personne de Claire Ferchaud  est aujourd’hui redécouverte, surtout par rapport au cœur du message qu’elle a porté toute sa vie : la demande du Sacré Cœur de la célébration ininterrompue, au nom du Saint-Père,  d’une Messe Perpétuelle dans un Temple grandiose sur la colline des Rinfillières à Loublande, en Vendée.  Cette demande faite à l’Eglise, et que Claire a toujours eu le souci de transmettre à ses évêques successifs et aux différents papes, avait enthousiasmé en leur temps ses deux premiers évêques tout d’abord  (Mgr Humbrecht puis Mgr de Durfort) et aussi le pape Pie XI et surtout Pie XII qui s’était alors exclamé : «  Quel beau, quel grand projet ! Nous allons l’étudier nous-mêmes très volontiers » Tandis que Paul VI,  le dernier pape ayant eu connaissance du message de Claire concernant la Messe Perpétuelle, lui demanda de renoncer à son projet ; ce à quoi elle répondit encore par une parfaite obéissance tout en annonçant qu’un jour ce message sortirait de terre pour une véritable résurrection de notre monde exsangue ;  l’Eglise faisant alors de la Messe Perpétuelle son projet à elle. En attendant, la chapelle du Sacré Cœur à Loublande,  érigée canoniquement en oratoire public et ouverte au culte catholique depuis 1964, reçoit les fidèles et tous les prêtres qui souhaitent y célébrer la sainte Messe. D’ailleurs l’archevêque du diocèse de Poitiers, dont dépend la paroisse de Loublande,  participe lui aussi  à une journée de spiritualité, par une conférence spirituelle et par la célébration dans cette chapelle de la sainte Messe. Cette participation de l’archevêque s’inscrivant dans le cadre d’un Triduum qui rassemble annuellement depuis dix ans de nombreux pèlerins ainsi que des prêtres, séculiers et religieux,  et des séminaristes. Le sommet de ce Triduum étant constitué par la célébration de messes successives, depuis le crépuscule jusqu’à l’aube. Cette célébration se présentant comme une humble anticipation et surtout comme une grande supplication pour que l’Eglise accueille enfin cet immense projet qui portera à un sommet d’apothéose le mystère eucharistique.       

 

Quel est l’intérêt de la messe perpétuelle demandé par le Christ à Claire ? Le père Guibert explique dans sa préface que depuis son passage à Loublande, il a compris que la Messe Perpétuelle était une sorte de « ruse » du Ciel pour les temps qui viennent. En effet, dit-il, lorsque toutes nos entreprises apostoliques seront bien mises à mal, nous serons mieux à même de comprendre à quel point l’œuvre de la Messe Perpétuelle constituera comme le socle de la nouvelle évangélisation ;  L’Eucharistie étant la source et le sommet de toute évangélisation, selon l’enseignement du Concile Vatican II (P.O. 5). (…) : « Rien ne saurait être plus agréable à Dieu que l’institution de la Messe perpétuelle », disait pour sa part le Padre Pio, quand il en prit connaissance ; lui qui n’aurait jamais voulu descendre de l’autel, afin que jamais l’Amour ne cessât, comprit immédiatement tout l’enjeu de l’honneur rendu à Dieu par cette façon de célébrer la sainte Messe.  

 

 Dans cet ouvrage, l’auteur montre comment la ferveur des Pères de l’Eglise et des saints de tous les temps, ainsi que la science des théologiens, et l’assurance du Magistère ont permis à la messe de se déployer doctrinalement et liturgiquement au fil des siècles dans le sens d’une exaltation progressive du mystère de la foi par excellence, sans jamais toutefois opérer de rupture. Il enrichit cette approche par une immersion mystique dans la participation active à la Messe d’une  Thérèse de l’Enfant-Jésus, cette femme eucharistique, d’un  Padre Pio - qui jamais n’aurait voulu descendre de l’autel ! -  et d’un Charles de Foucault pour enfin arriver à Claire Ferchaud dont la participation au mystère eucharistique atteint une profondeur inégalée à ce jour. Il ne manque pas non plus de répondre à certaines objections, tout à fait légitimes d’ailleurs,  sur l’opportunité de l’institution de cette messe perpétuelle, ainsi que sur sa réalisation concrète.

 

Le père  François Marot est prêtre du diocèse de Digne depuis 1982. Il est curé de paroisse et aumônier des jeunes - Scouts et Guides de France, JMJ, et aussi GGG du PéléVTT-04 etc.  – Chaque année il participe activement, pendant ses congés annuels,  à l’organisation d’un Triduum à Loublande, constitué par trois jours de pèlerinage, par une présentation des textes écrits par Claire Ferchaud, par pure obéissance d’ailleurs  à la demande expresse du Sacré Cœur, et enfin par une nuit de messes successives célébrées, selon les différentes formes,  par une douzaine de prêtres venus de toute la France et même de l’étranger. Ce triduum ouvert à tous : familles, séminaristes, religieux, religieuses et prêtres, existe depuis dix ans  maintenant. Le prochain  Triduum que le père Marot organisera en lien avec les petites sœurs de Claire Ferchaud et toute une équipe de volontaires, amis de l’œuvre,  aura lieu en août 2020.  Ce sera donc dans la nuit du dimanche 23 août jusqu’au lever du jour le lundi 24 août que les messes seront célébrées sans interruption sur les quatre autels, aux quatre points cardinaux, au pied de la Grande Croix des Rinfillières

 

Points forts :

  • Un ouvrage complet pour renouveler sa ferveur vis-à-vis de sa participation active à lamesse, dès maintenant à l’image de Claire Ferchaud et dans la perspective de la Messe Perpétuelle à venir.
  • Un ouvrage qui s’appuie sur le développement doctrinal et mystique de la messe depuis les Apôtres jusqu’à nos jours, avec toujours en point de mire,cette Messe Perpétuelle qui constituera comme une apothéose aux yeux du monde entier !
  • Et aussi une mise au point à propos du caractère homogène du Mouvement Liturgique depuis l’origine jusqu’à nos jours,avec l’évocation circonstanciée de l’intérêt de la  Messe Perpétuelle qui en constituera le parfait épanouissement.

Pierre Téqui éditeur